Dommage mais on touche terre que vers 10H00.
Faut dire que le destin nous en veut et que Nintendo aussi puisque le réveil, en l'occurrence une DS, tombe en panne de batteries.
On mange, on se lave, on se prépare pour ensuite aller se les ramollir au onsen.
Un peu refroidit par l'expérience du Nishiyama (Cher et décevant.), on commence à se demander si l'investissement vaudra le coup (Hé oui, 600 euros par couple, on a le droit de stresser un poil.).
À force de traîner dans les galeries souterraines de la station Tôkyô, on finit par prendre un train assez tard, après avoir vainement essayé de communiquer avec l'accueil du Hôshi Onsen pour les avertir qu'on serait en retard (Anglais approximatif quand tu nous tiens...).
Bref, une heure et demi de trajet plus tard et nous voilà dans des montagnes verdoyantes.
Bus porte 3... Pas de problème.
Chauffeur sympa qui nous tombe pas dessus parce qu'on monte par la sortie et il nous tend même nos tickets.
Il se révélera d'autant plus sympa après.
Le terminus est en pleine ville-fantôme, aucun signe de vie et une société de taxi qui à l'air désaffectée et quasi les buissons morts qui roulent dans les rues.
Il nous faut une planche de salut et c'est notre chauffeur.
Avec quelques mots en japonais, on arrive à comprendre qu'il nous a appelé un taxi et qu'il sera là dans vingt minutes.
Chauffeur, je ne connais pas ton nom mais je t'aime et j'aurai dû te faire plein de bisous.
Attente à l'arrêt couvert de bus où une famille d'hirondelle à élu domicile : c'est dire la fréquentation du patelin.
Notre cheval arrive pile-poil à l'heure, nous galopons vers notre havre de paix.
La route grimpe et serpentent aux milieu de la végétation et des singes... Quoi ?! Ah oui tiens, des singes perchés sur la rambarde de sécurité, normal.
Arrivé à bon port, le ryokan est un conte de fée et les chambres le sont tout autant.
Repas servi le soir dans celle de Gab et Claire avec en bruit de fond des japonais apparemment imbibés qui braillent.
Les plats servis en quantité sont délicieux.
Pleins comme des put... comme des œufs, on se repose au coin salon pensant aller au dodo voire se tremper un peu les boulettes.
C'était sans compter les gars d'en face qui commence à nous faire signe de venir et dont deux d'entre eux se pointe sans frapper dans la chambre en nous invitant Gab et moi à boire des verres dans leur appart'.
Moitié par politesse, moitié par curiosité, on y va et on tombe... sur des mecs très sympa.
Bon d'accord, le gars tout bourré à côté de qui j'ai eu la bonne idée de m'assoir me tripote la cuisse et veut me faire avaler alternativement cul-sec des verres de Mouton Cadet, d'eau, de saké, d'eau, de shochû...
On arrive facilement à communiquer en anglais et on demande si les filles peuvent nous rejoindre, ce à quoi ils disent oui.
De retour à la chambre, on retrouve Claire et Titia... avec trois japonais qui leur avaient apporté à boire et des petits trucs à manger.
Ils nous rassurent sur leurs intentions par un "safe, safe", ils ont dû lire sur nos gueules la surprise liée à la scène.
On se retrouve donc à quatre dans la suite (C'est la plus grande du ryokan.) à picoler et discuter joyeusement.
Ce sont en fait des patrons de ryokan de la préfecture de Gunma qui se réunissent tous les mois pour parler business et se remplir d'alcool.
Fallait qu'on soit là juste à ce moment, le bol.
Ils bloquent un peu sur notre âge et professions et se demandent comment on a trouvé le onsen.
Et ni une, ni deux, ils décident d'aller se baigner.
Pas trop l'habitude de se retrouver la nouille à l'air, ils nous mettent rapidement dans le bain par le naturel avec lequel ils discutent à poil tout se mettant des bassines d'eau sur la tronche.
Les filles ne viendront que plus tard quand ils seront partis, le spectacle de marionnettes poilues ne les tentant que moyennement.
Moi qui pensais ne pas aimer ça, c'est génial !
On finit pas se laver vers minuit et on trace baver sur nos oreillers.
Une soirée vraiment cool.

1 commentaire:
Hahahahaha ! Excellent commentaire proche de la vérité surréaliste, rien à ajouter. Il ne manque que la moiteur du bain et l'odeur fleurie du savon.
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