lundi 4 août 2008

Lundi 14 juillet - Takayama / Mont Fuji

Enfin ! On va goûter au petit-dèj' du Murayama !
On descend tant bien que mal les escaliers en saluant au passage nos charmants tauliers.
Les filles ont déclaré forfait, apparemment le poisson le matin, c'est rédhibitoire...
Encore une fois, on se nique les jambes à s'assoir en lotus mais on bave tellement devant les plats qu'on en oublie nos genoux pliés dans le mauvais sens.
Bonne nouvelle : pas de shabu-shabu ! Victoire, je vais pas devoir laisser le tofu.
Il est remplacé par une préparation du coin : du hoba-miso, une sorte de pâte de miso servie chaud sur une feuille de magnolia qui accompagne le riz.




























Avalé goulument, on quitte la grande salle pour finir nos sacs et le patron a la gentillesse de sortir son van pour nous conduire à la gare.














L'accueil des gens de ce pays est incroyable (Mis-à-part celui du Nishiyama mais bon, c'était plus une chaine d'hôtel qu'un véritable ryôkan.).
Gab se défonce à la tête en se penchant pour sortir du véhicule et on quitte le patron du ryôkan en rigolant, maintenant en quête du repas qu'on prendra dans la train.
On s'attend à une longue journée de trajet vers Kawaguchi-kô (Départ vers 09h30) mais à partir de la, tout part en couille...
On se goure de train à Shin-Yokohama : la faute au décérébré en uniforme qui nous a vendu les billets et fait notre itinéraire.
On tombe ensuite sur son frère (C'est pas possible autrement, pas un abruti depuis le début et là, deux dans la même demi-journée, je vois que la génétique pour expliquer ce phénomène.) puisque celui-ci se fige quand on lui demande un nouvel itinéraire pour rattraper Kawaguchi-kô.
On aurait dit une attaque cérébrale, le mec bloqué, la bouche ouverte...
Gab lui met intérieurement un coup de boule, le latte à coup de chaussures de rando, lui fait sauter les molaires avec la visière de son képi et nous repartons nous débrouiller tous seuls comme des grands.
De retour à Shin-Yokohama, qui au passage est beaucoup plus loin que le Fuji-san, commence un périple inconfortable en train (Dans le genre RER.) avec les sacs qui pèsent trois tonnes sur le dos.














































Crevés, fourbus, on arrive à 19h30 alors qu'on aurait pu prendre trois trains au lieu de sept en passant par la gare de Shinjuku (Tôkyô) puis la ligne jusqu'à Kawaguchi-kô.
Bref, on prévoit de retourner à Takayama pour pendre les entrailles et les organes génitaux du mongol de Japan Rail au bout d'une pique accompagné d'une écriteau : "Employé du mois".
On arrive donc à l'hôtel où la taille de la chambre (Pour quatre.) est environ cinq fois inférieure à celle de notre précédent ryôkan mais donne sur le mont.




























On va goûter un peu à la quiétude au pied du Fuji-...
C'est sans compter la truie violette de parisienne qui beugle des inepties dans la salle internet où j'étais parti envoyer un ou deux mails (Du genre, à piquer une crise devant une araignée, là première sûrement, à utiliser "brief" pour la réunion qui leur ferons squatter la salle, à dire que le clavier écrit en chinois lorsqu'elle repasse par erreur en mode hiragana, de la pouff de compèt' en somme.) .
Pour l'ambiance traditionnelle, on repassera : l'étage est blindé de français.
Pourvu qu'on ne se les tape pas demain pour l'ascension.
Sur ces sketches, on se trouve une "mamie-soba" en ville, la bouffe est très correcte, elle fermera derrière nous.
Puis, on s'occupe de trouver des victuailles pour l'ascension du lendemain avant de rentrer retrouver nos braillards.
Demain, nœnœils grands ouverts à 05H00.
Ça va être du sport mais on est des warriors.


P.S. : Pour la petite histoire, Claire me dit en descendant du train :
"- Ils aiment bien le .MIDI ici." (Les feux tricolores jouent un petit air pour aider les aveugles.)
Moi : "- Ah bon ? Et pourquoi pas le matin ou le soir ?"
Boulet un jour, boulet toujours ! (La fatigue qui parle sûrement.)

1 commentaire:

Claire Trollé a dit…

HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA
Matt, tes textes sont toujours aussi poilants et bien écrits. Je te relis et me fend la pêche toute seule devant l'écran :-D