lundi 4 août 2008

Mardi 15 juillet - Fuji-san

Étape attendue depuis que l'on a programmé le voyage (Et d'autant plus qu'on était pas sûr de pouvoir y aller, les réservations ayant été faites à la dernière minute à cause de la neige au mois de juin.) : le Fuji-san.
La journée commence donc pas trop tard : 06h00 debout.
La salle de bain est commune : le cul à l'air et tout le monde dans la même pièce à se laver les boulettes sur son tabouret. Le bain japonais n'est pas trop chaud et fait face au Fuji-san.
On laisse les sacs à l'hôtel et on se met en route avec Gab pour acheter les billets de bus.




























Finalement, devant l'amabilité de la caissière (Qui nous oriente vers un guichet vide...), nous nous rabattons sur un taxi qui nous alpague.
Il nous propose de nous conduire à la cinquième station pour 1000 yens !
Méfiants, on va demander à l'hôtel de nous servir de traducteur et il s'avère qu'on a de la chance. 4000 yens donc en tout au lieu de 12000 normalement.
Sur nos gardes, nous nous dirigeons vers le début de notre périple.
Le taxi propose de s'arrêter en route pour que l'on prenne des photos, de nous prendre en photo mais on est un peu dubitatif et on ne s'attarde pas.














À tord, le taxi est très gentil, serviable et nous conduit à bon port.
Que le calvaire commence !
On fait les cons, le début est facile, peu pentu et on en profite pour filmer un peu et prendre quelques photos.














































La sixième station n'est pas très difficile à atteindre et nous marchons le front haut, confiants, pensant qu'après nos huit heures de marche, une chambre confortable pour le repos du guerrier nous attendrait au sommet.
... C'est juste le parcours du combattant, Hercule et ses p'tits travaux font figure de ballade de santé à côté.
Il fait froid, les pentes sont à 20 degrés quand il ne faut pas escalader, le revêtement est meuble et ne facilite pas l'avancée.




























































Et puisque certains trouvent ça trop facile, ils décident de rehausser la difficulté : Gab est malade et doit s'arrêter à tous les chiottes sur la route (Plus la fièvre.) et Titia commence à avoir des migraines.
Sur la fin, on se demande vraiment si on va y arriver avant la tombée de la nuit.
Clopin-clopan, on voit se profiler les torii qui marquent la fin de l'ascension.
C'est donc le "Neverending Torii", les fans de films de référence auront saisi le jeu de mot.










































Mais, encore une fois, on repousse les limites avec le logement qu'on découvre sur place : on passe de Hercule à 300... Plus spartiate que ça, tu meurs.
On nous reçoit dans un bâtiments en bois où on se chauffe autour d'un gros brasero.
Un thé sommaire et une écuelle de riz accompagnée d'une préparation immangeable de viande au curry et on décide vers 18h30 d'aller se pieuter.














Hum... Ben ouais, pas de chauffage. Il fait 4 degrés et les lits sont des planches de bois avec des couvertures humides : un dortoir quoi.














Le levé à 04h00 et le départ sont attendus comme jamais.
Entre la promiscuité et le peu de confort, on ne dormira quasiment pas.
Horrible et surréaliste. Ça fera au moins des souvenirs.

P.S. : On a quand même bien niqué le Fuji-san et ça, ça fait plaisir. Une expérience à vivre qui me laisse de bons souvenirs malgré l'apparence chaotique de la journée.

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