mercredi 16 juillet 2008

Samedi 12 juillet - Takayama

Encore une fois, on peut se brosser pour une grasse mat', le téléphone sonne vers 06h50... Une erreur de la réception.
De toute façon, on doit se remuer les fesses pour visiter Takayama.
Un bon 3/4 d'heure pour rejoindre le centre ville, découvrir le quartier de Sanmachi et ses ruelles de bois.














Des marchands de bubusses se succèdent ainsi que les distilleries de saké.
Malheureusement, leurs visites et dégustations se font plutôt en début d'année mais en même temps, ça aurait été un peu con de s'emplafonner dans un bus où un pousse-pousse tout bourré.
Le marché étale ses produits locaux : fruits et autres prunes macérées...




























Sur le chemin ont se dégotte des brochettes de boulettes de riz façon "Samurai Champloo" puis on décide de louer des vélos (1200 yens la journée, soit environ 9 euros.).














Et c'est parti pour une journée de pédalage en plein cagnard et je me transforme au fur et à mesure en HellBoy.

































Entre les bords de rivière et les rizières, on est vraiment au pays de Totoro.
Entre les bords de canal et rizières, on croirait pouvoir rencontrer Satsuki et Mei ou attendre le neko no basu à l'arrêt du coin.
Quelques serpents plus loin, on s'arrête pique-niquer dans un petit parc où on fait trempette.
La ballade se poursuit dans un décor vert et se termine par notre retour en ville.
































Résultat des courses : de belles brûlures au troisième degré mais une bonne journée de détente qui se finira par un repas dans la salle à manger de notre ryôkan.



















Un régal !





























On essaye de remercier et féliciter la patronne en japonais (Oishii deshita) mais notre accent doit être à chier. C'est l'intention qui compte et les tauliers acceptent les compliments avec le sourire.
Saké dans la chambre, histoire de dormir correctement (Comment ça une "tisane" ???).














Cap au nord pour un dimanche dans un village traditionnel de style gasshô classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en prévision (En fait, on a déjà les billets en poche alors pas question de louper le bord.) : Shirakawa-gô.

Vendredi 11 juillet - Kyôto

Lever la gueule enfarinée, le petit-déjeuner à 08h30 est une réplique, en plus frugal, du repas du soir. Les filles ont un peu de mal avec le poisson, nous on l'avale tout sec (Mis à part le tofu du shabu-shabu avec qui j'ai toujours autant de mal...).




























Les formalités de check-out révèlerons que finalement le saké de la veille n'était pas du tout à volonté (Ce que la page web laissait entendre pourtant...), nous réglons en grands seigneurs et enfourchons nos fidèles sacs : direction le métro (Qui nous est, maintenant que nous partons, plus familier...) puis la gare.
J'ai toujours l'allure de Miss T-Shirt Mouillé 2008 (En plus sexy.) et on cherche un autre petit-déj', occidental cette fois (Pas de journée sans café !).
On se rencarde alors sur les horaires et modalités du trajet.
Bentô en poche, le Shinkansen nous porte en 40 minutes sur Nagoya.
Rapide (300 km/h tout de même.) et très confortable, le TGV fait figure de carriole à beaufs garnie de paille en comparaison.
Bénie soit la clim' pour ses petits bienfaits, je commence à sécher à bord de la correspondance pour Takayama, une bourgade un peu plus au nord.

Paysage pluvieux et sous la brume, les maisons traditionnelles défilent avec leurs rizières adjacentes.














Takayama n' a rien d'exceptionnel, enfin c'est ce que je me dis avant que le bus nous dépose au ryôkan dix minutes plus tard : le Murayama (むらやま).
Là, rien à voir avec le logement urbain et peu accueillant de la veille, c'est au milieu de la verdure et autrement plus traditionnel (tout en bois et au parois de feuilles de riz.).
Un thé vert nous attend dans la chambre, les lits son côte-à-côte dans la pièce principale ; on se croirait dans un Miyazaki.














La ville compte quelques temples mais surtout des distilleries de saké.
On verra le lendemain pour louer des vélos et se balader.
Les repas à prendre sur place ont l'air copieux et l'ambiance conviviale dans la salle commune mais nous n'avons pas réservé.
Nous essayons de trouver un restau dans les environs et sur les conseils du taulier, nous nous rendons au musée, à quelques pas où, surprise, on tire un feu d'artifice en notre honneur (Du moins c'est l'effet que ça fait puisque le début coïncide avec notre arrivée.).


















































En fait, on doit s'incruster dans un repas d'entreprise plein de salarymen tous bourrés où l'on nous sert des pauvres plats de pâtes et des pizzas ridicules pour une fortune.

La pluie se met à tomber et on nous rapatrie à l'intérieur du musée où nous finissons notre repas en compagnie d'un scarabée-rhinocéros...




























Soirée bizarre mais plutôt marrante qui se finit à l'appart' pour une partie de Time's Up arrosée de bière, de saké
et d'une chasse à l'araignée.




























Asahi 1 (Titia et moi) - Kirin 0 (Claire et Gab).

Jeudi 10 juillet - Kyôto

Dernier jour au Aoi-So Inn.
Les sacs sont prêts et nous nous préparons à rejoindre un ryôkan plus confortable (du moins sur le papier.).
Nous quittons Asai-san qui gentillement prend quelques photos avec nous dans son joli jardin.
Toujours très chaleureux, il passe un peu de temps avec nous, traduit l'adresse de l'apart' de Tôkyô et nous indique le chemin du ryôkan.














































L'accueil ici a été tellement chaleureux que nous le quittons à regret.
Bien que le Nishiyama soit plus spacieux et luxueux, il est aussi beaucoup plus impersonnel et l'ambiance du repas du soir (Sauf a notre table.) est glaciale...
Mais entre temps, on parcours le "Chemin de la philosophie" : une balade parsemée de temples avec un canal à l'est de Kyôto, bordé d'arbres et d'une kyrielle de cafés (Alors qu'on a galère à en trouver un seul en pleine ville...).
Le premier temple est splendide, avec son architecture de bois et ses magnifiques jardins.
































































On mouille nos t-shirt le long d'abord d'une route utilisée par des écoliers en uniformes avant de longer le canal, solution plus fraiche et agréable pour rejoindre le "Pavillon d'argent"qui est... en rénovation et complètement bâché.














































On est maudit après notre échec pour visiter le Nijô-jô, lui-même fermé exceptionnellement la veille.
Heureusement, sa forêt de bambous et ses jardins de mousses rattrapent le tout.
Ah oui... On tombe pour manger sur une autre "mamie soba". Je me plante dans la commande et prend un plat en trop (Je dis "san" au lieu de "ni", trois au lieu de deux.) mais finalement, c'est pas plus mal, j'engloutis les nishin-soba (hareng fumé et sucré servi en bol de soupe et avec les soba. En tout cas, c'est délicieux.) supplémentaires avec plaisir.














Le chemin de retour au Nishiyama est pittoresque et le repas du soir nous attend.
La cuisine est fine mais parfois un peu gluante pour un européen (Certains mets ressemblent à du slime...).










































Le couple d'à côté ne décroche pas un mot en deux heures et l'autre table est garnie de geeks peu avenants.
Nous finissons donc dans la chambre avec des saké rapportés du Family Mart et devant des pubs (Mais un nombre !) entrecoupées d'émissions japonaises bizarres.
Demain, départ pour Takayama.

lundi 14 juillet 2008

Mercredi 9 juillet - Kyôto

On commence la journée encore un peu tard. Petite panne réveil...
On avait décidé d'aller à Nara et finalement les réservations de dernière minute pour le mont Fuji nous orientent vers la gare pour un petit déjeuner traditionnel au Starbuck's Cafe.














Une petite marche vers le sud-est de Kyôto, nous amène à visiter un joli temple bouddhiste : le Sanjusangen-do. Les jardins sont très beaux mais le plus impressionnant reste l'exposition du millier de statues en bois doré de Kannon et des divinités bouddhiques qui l'accompagnent.




























Blaireau que je suis, je commence à remettre mes groles à l'intérieur...
La suite est plus folklorique.
Nous essayons de remonter vers le nord pour un parcours qui comporte plusieurs temples mais nous avons le ventre vide et il nous faut trouver quelques choses à se mettre sous la dent.

Longue marche à travers la ville, on essaye de demander notre chemin vers le temple Kiyomizu.
Et là, après avoir acheté quelques ume-boshi et un bento, impossible de se poser dans le parc juste à côté... Interdit qu'on nous dit...
S'en suit, une marche interminable à travers un cimetière d'une année-lumière sous le cagnard et mon t-shirt ressemble à un marais salant à Guerande.














Faut dire aussi qu'on l'a cherché... Gab et moi quand on voit des escaliers façon Sanctuaire dans Saint Seiya, on se les fait... sauf qu'il y a le même nombre de marches et quand même un joli sanctuaire au bout du compte.














On se pose dans le cimetière, après s'être assuré que c'est permis, pour bâfrer.
Et là, attaque de moustiques en piqué-formation serrée sur les jambes de Claire et Titia... C'est une boucherie.
Victoire incontestée des moustiques.
Nous fuyons nous réfugier dans le temple avoisinant, majestueux et plein de touristes.
































Le quartier de Gion est juste au nord et il est réputé pour ses geisha et maiko .
Ni une ni deux, nous y sommes et découvrons des ruelles toutes en bois, truffées de magasins pour touristes et de restau aux prix plus ou moins prohibitifs.
































Dégueux, suants , on entre dans l'un d'eux, fiers de représenter l'élégance à la française, déguster un shabu-shabu.




























Assis en tailleur, les crampes ne tardent pas et d'ailleurs les couples qui s'installent à côte ne font pas long-feu... Sûrement, la position inconfortable et pas le délicat fumé qui se dégage de nos panards.
La note est salée, le repas quelconque mais la taulière (avec une coiffure en forme de piste de ski.) agrémente le tout d'une chanson traditionnelle bien de chez nous... "Voulez-vous coucher avec moi ? Ce soir.".
Ça c'est la France : aux oubliettes les Brassens, Ferré, Brel et autres moins que rien de notre belle langue.
De 36 euros plus légers, on recherche un mystérieux bar où David Bowie aurait posé ses fesses : Le Zappa.
Inutile, soit ils se sont bien foutu de ma gueule dans mon guide payé 40 euros et je m'en vais de ce pas émasculer le con qui l'a écrit, soit il a fermé entre temps.
Nous rentrons, nerveusement éprouvés et moites comme jamais, en métro .
Demain, à nous ordre et beauté, luxe, calme et volupté : nous quittons notre très sympathique hôte, Asai-san, pour un ryôkan de plus grand standing, toujours a Kyôto où un repas avec saké à volonté nous attends le soir.
Sur ce... Good night and... Good luck.

jeudi 10 juillet 2008

Mardi 8 juillet - Kyôto

Réveil tardif ou trop tôt, par la pluie battante, nous partons tard pour les réservations de la visite du palais impérial.
On arrive donc avant 9 heure et on déballe nos papiers (passeport...) avant de nous mettre en chasse d'un petit déjeuner décent : café, viennoiseries, etc...
On croise notre proprio par hasard qui nous indique un endroit sympa à côté d'un petit marché (Je conseille les cakes au fromage et les viennoiseries aux haricots rouges.).














Puis, on se paye le meilleur pique-nique du monde : des boules et triangles de riz fourrés (thon, saumon, prunes au vinaigre... des ume-boshi, je crois.) que nous dégustons dans les jardins du palais impérial.














On flâne en direction du temple Heian au sud-ouest, et là... Calme et sérénité, un imposant torii ouvre sur un bâtiment minimaliste et somptueux. Une cérémonie shintô se déroule, Gab fait faire son premier sceau, on se lave les mains dans les jolies fontaines prévues à cet effet et on profite.










































La suite est plus pénible... Sous 5000 degrés, nous visitons avec une ribambelle de touristes un endroit magnifique mais néanmoins un peu gâché.
Mon t-shirt uni est maintenant bi-colore, je sue à grosses gougouttes, le charme est rompu.
Alors, telle la gazelle à la recherche d'un point d'eau et après avoir échappé à une folle qui fredonne "Il est né le divin enfant.", nous partîmes en quête d'une boisson fraiche dans un des innombrables distributeurs qui jonchent les rues.
































Plus tard dans la journée et toujours en recherche de fraicheur, nous prenons la ligne de métro nord pour rejoindre le terminus et son lac Tanaka ga Ike où nagent des poissons de la taille de Moby Dick et où les oiseaux font des piques en rase-motte dans la tête de Titia : lol comme diraient les jeunes.





































Encore plus moites qu'avant, on rejoint un sushi-bar à quelques rues du ryôkan (encore sur les conseils de Asai-san.) qui est encore une excellente adresse : typique (bien que quelques mets soient un peu étranges.), peu onéreux (c'est l'cas d'le dire) et excellent.
Le plateau déroule ses lots de makis, sushi, sashimi et les piles d'assiettes croissent toutes seules sur la table.





































S'en suit la visite d'un bar très agréable et feutré où nous dégustons des saké pour Gab, Claire et Titia (qui prendrons aussi de la tequila, hein non mais oh !) et des whiskies pour moi.
Le serveur nous remercie environ 34957 fois et nous raccompagne à la sortie (et pas parce qu'on est trop plein.)














Déception de la soirée, les distributeurs de clopes ne fonctionnent pas la nuit, je rentre la queue entre les jambes.