Les formalités de check-out révèlerons que finalement le saké de la veille n'était pas du tout à volonté (Ce que la page web laissait entendre pourtant...), nous réglons en grands seigneurs et enfourchons nos fidèles sacs : direction le métro (Qui nous est, maintenant que nous partons, plus familier...) puis la gare.
J'ai toujours l'allure de Miss T-Shirt Mouillé 2008 (En plus sexy.) et on cherche un autre petit-déj', occidental cette fois (Pas de journée sans café !).
On se rencarde alors sur les horaires et modalités du trajet.
Bentô en poche, le Shinkansen nous porte en 40 minutes sur Nagoya.
Rapide (300 km/h tout de même.) et très confortable, le TGV fait figure de carriole à beaufs garnie de paille en comparaison.
Bénie soit la clim' pour ses petits bienfaits, je commence à sécher à bord de la correspondance pour Takayama, une bourgade un peu plus au nord.
Paysage pluvieux et sous la brume, les maisons traditionnelles défilent avec leurs rizières adjacentes.
Takayama n' a rien d'exceptionnel, enfin c'est ce que je me dis avant que le bus nous dépose au ryôkan dix minutes plus tard : le Murayama (むらやま).
Là, rien à voir avec le logement urbain et peu accueillant de la veille, c'est au milieu de la verdure et autrement plus traditionnel (tout en bois et au parois de feuilles de riz.).
Un thé vert nous attend dans la chambre, les lits son côte-à-côte dans la pièce principale ; on se croirait dans un Miyazaki.
La ville compte quelques temples mais surtout des distilleries de saké.
On verra le lendemain pour louer des vélos et se balader.
Les repas à prendre sur place ont l'air copieux et l'ambiance conviviale dans la salle commune mais nous n'avons pas réservé.
Nous essayons de trouver un restau dans les environs et sur les conseils du taulier, nous nous rendons au musée, à quelques pas où, surprise, on tire un feu d'artifice en notre honneur (Du moins c'est l'effet que ça fait puisque le début coïncide avec notre arrivée.).
En fait, on doit s'incruster dans un repas d'entreprise plein de salarymen tous bourrés où l'on nous sert des pauvres plats de pâtes et des pizzas ridicules pour une fortune.
La pluie se met à tomber et on nous rapatrie à l'intérieur du musée où nous finissons notre repas en compagnie d'un scarabée-rhinocéros...
Soirée bizarre mais plutôt marrante qui se finit à l'appart' pour une partie de Time's Up arrosée de bière, de saké et d'une chasse à l'araignée.
Asahi 1 (Titia et moi) - Kirin 0 (Claire et Gab).

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