Branle-bas de combat à 04H00 du mat', tout le monde est déjà sur le pied de guerre (Sauf Gab qui visite plutôt les gogues là.) et on se retrouve dans la salle commune (Je sais pas ce qu'elle a de plus commune que le dortoir en fait.) et il y a à peu de chose près 587 personnes et demi, ce qui fait bizarre quand la veille on a quitté trois pelés et un tondu au même endroit.
Claire me fait remarquer qu'on se croirait en pleine exploration scientifique façon J.Y. Cousteau et c'est vrai que c'est à s'y méprendre.
Dehors, la brume et le vent, on doit être dans un nuage.
On verra des photos du levé de soleil sur le mont en allant sur le net en rentrant.
La chasse au café chaud en canette fait rage au distributeur et nous repartons vers 05H00, le ventre vide.
La descente est tout de même plus confortable, le paysage est sympa et les chemin sinueux se parcourent les doigts dans le nez : c'est à croire que les mecs qui ont fait les tracés ont voulu en faire chier des ronds de chapeau aux malheureux grimpeurs.
On piétine dans la poussière quatre heures durant mais le panorama est joli.
C'en est presque une sinécure.
La cinquième station se profile à travers le dernier passage boisé, il ne nous reste qu'à attendre (Pour certains, couchés à même le sol comme des vieilles mer... des voyageurs fourbus.) le bus pour Kawaguchi-kô.
Nous retrouvons nos sacs à l'hôtel et on prend un breakfast set à 500 yens.
Gab va un peu mieux grâce aux cachetons et je vais sur le net au café d'à côté pendant que les autres attendent dans la salle climatisée de la gare.
Il faudra deux heures avant d'arriver à Shinjuku où le premier immeuble que j'aperçois en ouvrant les yeux est... celui de Square Enix.
Pas de doute : on est à Tôkyô !
On mesure un peu la dimension de la ville en regardant autour de nous : buildings, foule...
Ça a l'air gigantesque !
La question une fois dans la rue est : métro ou taxi ?
À peine le temps pour notre système nerveux de traiter le signal électrique relatif à notre interrogation qu'une jeune tôkyôïte offre de nous renseigner.
Elle parle anglais et nous oriente vers un taxi qu'elle brife avant de nous dire que le métro à cette heure et avec nos sacs n'était pas la solution.
Le tout en moins de dix minutes, elle a dû être émue par nos têtes de pauvres hères complètement usés.
Incroyable : encore un aperçu de l'accueil et de la gentillesse dont sont capable les japonais (Essayez d'être un touriste perdu à Paris juste pour éprouver la différence...).
Je la remercie, elle nous souhaite d"enjoy" notre séjour.
Oh que oui, j'y compte bien !
Finalement, Tôkyô a une envergure que je ne pouvais pas mesurer à l'aune des alentours de Shinjuku. C'est ce je me dis pendant le trajet en taxi.
Nous ne faisons que Shinjuku-Akasaka (Qui sur la carte sont voisins.) et pourtant il nous faut bien quinze ou vingt minutes pour le parcourir et la circulation n'est pas vraiment dense.
Arrivée sans problème à l'appart' : ça nous change !
Surprise, après les formalités de check-in, il est super grand et confortable.
Un espèce d'oasis après la nuit dernière.
On est posé pour dix jours, pas de sacs à transporter durant cette période, on va pouvoir attaquer notre programme ici.
YATTA !!!

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