mercredi 27 août 2008

Lundi 21 juillet - Tôkyô (Musée Ghibli)

Itinéraire clair, voyage en train JR sans bavure vers la station de Mitaka à l'est de Tôkyô, la journée s'annonce plutôt bien.
Le chemin à pied en sortant de la gare est bucolique, longe un canal et est ponctuée de panneau indiquant le musée avec distance et Totoro à l'appui : pour une fois, quelque chose est simple à trouver dans cette ville...














Situé dans un parc et bourré à craquer de mioches, et pour cause, on choisi forcément le meilleur jour pour visiter : un jour férié en pleine vacances scolaire. C'est le vortex des chiards.





































Combo parfaite pour pourrir l'atmosphère Totoresque de cette matinée mais finalement, alors qu'on se fait griller la politesse sur une installation par deux demoiselles, Gab sort sa plus grosse et voix et elles fuient devant son courroux.
Victoire ! Le respect nous est désormais acquis !
En fait, ça ressemblait plutôt à un "Non mais oh !" mais ça a moins de gueule...
Le musée est petit comparé à l'idée que je m'en faisais et la notoriété des productions Ghibli. C'est à voir pour le court-métrage (L'histoire d'une araignée d'eau qui tombe amoureux d'un hydromètre.) et les installations du rez-de-chaussée qui explique différentes techniques d'animation en 2D et en volume.
Peut-être aussi pour le chat-bus en peluche mais là, malédiction : l'accès en est réservé aux enfants...
Victoire des marmots mais y'a tout de même une justice : un employé du musée est là pour virer les gosses au bout d'un moment, ce qui engendre pleurs et cris.
J'esquisse un sourire coupable de contentement.
Nous passons au magasins pour les achats de produits dérivés Ghibli (Pas très fourni d'ailleurs.) puis nous repartons, croisant au passage une fête d'école avec une petite braderie et une fanfare.
Repas dans le parc, gang de pigeons avec blousons noirs et lame de rasoirs qui agressent Titia (Haha... J'm'en lasse pas.).














Nous devons passer à Asakusa, Ueno et à Tsukiji : le marché aux poissons.
Ça va être une après-midi ronchonne pour moi.
Les rues couvertes commerçantes qui mènent au temple Sensô-ji dégueulent son flots de trucs à touristes et la foule d'étrangers qui va avec (Dont un groupe de latinos tatoués américains tout droit sortis d'un album de "Suicidal Tendencies".).




























































Ça bouscule, c'est bruyant et dans un lieu de prière, ça ferme tout mes chakras.
Pas la peine de s'étendre là-dessus : c'est le quartier que j'aime le moins (Déteste le plus ?) ici.
Cassos ! Vite il me faut un havre de paix.
Arrêt donc à Akihabara : je prends ma dose de jeux PSP et de figurines pendant que les filles se font dévisager dans un fast-food par un vieux vicelard. Ma tension retombe et l'humeur va mieux.
Ueno et son immense parc est sympa aussi pour se détendre.
On croise des entrainement de base-ball, des corbeaux pas farouches, des chats miteux et de très jolis temples. Le tout débouchant sur une étendue d'eau.
Enfin... Faut savoir qu'il y a de l'eau sous les nénuphars.




















C'est aussi, comme l'annonçait le guide, le coin des homeresu : les sans-abris.
Rendez-vous à été fixé avec Mai pour aller casser la croûte dans son délicieux quartier.
Sortie ouest à la station de Iidebashi, il est trop tard pour aller prendre un verre, on file donc dasn un restau' de yakitori : excellent !






















































Décidément, j'aime ce quartier.
On paye une misère pour un repas de roi.
Arigatô gozaimasu Mai !
Les repas ne sont vraiment pas les mêmes quand on a quelqu'un pour dénicher les bons endroits et nous guider dans les menus.
Une vrai découverte : les japonais mangent des magrets, cuisinent du foie, etc...
Malheureusement, le bar où Mai devait nous amener est plein et un autre fermé.
On croise en cherchant deux de ses amies dont l'une, réalisatrice, a souvent travaillé à Nikko et à Tsujiki, elle nous conseille donc de nous y rendre vers 05H00.
Gasp... On avait plutôt prévu de nous y rendre vers 08H30.
Il est déjà 10H00, on ne se voit pas s'extirper du plumard avant l'aube pour aller respirer la poiscaille.
Plan de secours, on se rabat sur un restaurant familial (On peut comparer ça à un Flun**... Pas de marques !) pour on peut discuter et boire ma première bonne bière japonaise : une Yebisu brune.
Cinéma surtout mais aussi modes de nos pays ou musique, il est minuit quand on décide d'aller rejoindre un taxi.
Adieu à Mai (On ne la reverra pas.) et on rentre à l'apart' pour siroter quelques verres de shochû en jouant à "Ultimate Ghost & Goblins".

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